Florence Girette

Partager cette collection

Nom : Florence Girette
Société créée en : 2012
Installée à : Paris
Savoir-faire : Peinture Décorative
Instagram : florencegirette et maudshadow

PEINTURE DÉCORATIVE

 

Florence Girette imagine des motifs profonds et lumineux peints sur verre, toile et miroir. Accompagnée de son fils, Arthur Sire, elle redéfinit ainsi les reflets d’un intérieur, les contours et le toucher de pièces uniques.

Florence Girette se sait créative et l’âme d’artiste depuis très jeune. Elle explore différents univers, la danse, la tapisserie de basse lisse… Puis s’oriente vers la peinture décorative, dont elle fait son métier, puis son art. Aujourd’hui, elle travaille en duo avec son fils, Arthur, qui évolue dans l’atelier et dans le monde de la peinture décorative depuis l’enfance. Une histoire de passion et de transmission.

Le mouvement comme cheminement créatif

 

Florence Girette se voit danseuse. Pointes, modern jazz, troupe, spectacle. Elle y met tout son corps, son cœur. Après plusieurs auditions qui la déçoivent, elle repense à son amie doreuse, en Belgique. Elle se souvient des gestes, de la technique. Elle aime le mouvement des voyages… Elle part donc se former à l’Institut Van Der Kellen, à Bruxelles, seule école en Europe à enseigner depuis 1882 les techniques traditionnelles de la peinture décorative et du trompe-l’œil. Pendant vingt ans, elle réalise des décors de théâtre et de cinéma. Elle explore, parfait ses techniques. Imitation de bois, de marbres, plissés, lumières, patines, matières, objets… Elle peint tout, elle rejoint des troupes, des tournages, elle nourrit son envie de mouvement et sa force créative.

Dans les années 2000, elle choisit un autre rythme. Elle peint pour elle, pour une nouvelle étape professionnelle. Elle a emmagasiné tant de motifs, d’outils, d’idées, d’échantillons, trouve et affine son style. Elle commence par peindre sur toiles — de grands formats — et un jour, par un heureux hasard… elle peint sur une plaque de verre. Elle explore encore cette surface. Matières, superpositions de coups de pinceau, rendus… Florence choisit de présenter sa technique au monde des décorateurs.

Jean-Louis Deniot, décorateur et architecte d’intérieur connu pour ses atmosphères raffinées et luxueuses, lui propose une première collaboration en 2012. S’ensuivra d’une véritable relation de confiance puisqu’ils travailleront ensemble par la suite sur de nombreux projets dans le monde entier. Viendront ensuite d’autres collaborations prestigieuses, notamment avec Tino Zervudachi, Louis Vuitton, et des particuliers.

COLLECTIONS

Entre précision académique et découvertes exploratoires

Longtemps, Florence nourrit son inspiration chez Klimt. On retrouve en effet dans son travail l’iridescence dorée, mais aussi des tons parfois nuancés, ou très contrastés. En filigrane, on retrouve « la nature et son ordre qui se distordent ». Elle applique au verre (comme à ses toiles) la technique du glacis, qui apporte à son travail une délicatesse et une profondeur solaires, magnétiques.

Ses années d’expérience de la matière et de la plaque de verre lui permettent, même en peignant sur l’envers, et malgré les incertitudes du séchage entre chaque couche, de maîtriser son rendu, même si un heureux hasard vient parfois se glisser entre les superpositions. Elle confie d’ailleurs au magazine AD : « J’ai dû être dyslexique, petite : je travaille complètement à l’envers ».

 

 

« J’étais en avance sur mon temps. Personne
ne proposait de décors
en verre à l’époque.
On pensait ce matériau lourd, mal pratique, poussiéreux. Je l’ai découvert aérien, poétique et lumineux. »

Architecture et grands formats

 

Pour les projets de décoration, Florence et Arthur expérimentent, recherchent, et finalisent leurs échantillons sur des formats A4, plus maniables. Ils se déplacent avec un panel dans les cabinets, ou présentent l’intégralité de leur catalogue de verre dans leur atelier parisien au 5 rue Richard Lenoir. Ensuite, le geste est transposé sur grands formats : paravents, murs, plafonds…

Pour Jean-Louis Deniot, Florence réinvente l’hôtel Nolinski : on retrouve ses œuvres dans la Brasserie Réjane, dans le Grand Salon, et dans le boudoir de l’établissement. Ses toiles et ses murs peints texturés habillent des penthouses, des palaces à Paris, en Corse, à Londres, New York et Singapour. Le travail à deux permet plus de fluidité, plus de mémoire aussi. Mémoire des formes, mémoire des gestes, pour retrouver un motif, un aspect spécifique, la justesse singulière d’une aspérité sous la plaque de verre.

Pièces monumentales ou de mobilier, entre robustesse et légèreté

 

Ses toiles, ses murs peints ou ses décors de verre irisé et coloré sont un pont entre les paradoxes. Paradoxe entre l’opacité de la peinture et la brillance, la luminosité du verre. Entre la surface, lisse par excellence, et la profondeur des aspérités laissées par les différentes couches de matière. Entre la densité de la plaque comme médium, et la légèreté du décor fini. Entre l’interprétation des formes : soit microscopiques, soit galaxies infinies. Paradoxe, aussi, entre l’inertie du verre et la vitalité de la nature dont s’inspirent les motifs : gouttes d’eau, souffle, vagues ou écorce.

Miroirs « pas bêtes »

 

Plus récemment, Florence explore le miroir comme support de création, sous l’entité Maud Shadow. Technique similaire de peinture sur l’envers, cette fois mêlée à de l’argenture, mais pour une expression beaucoup plus libre et une narration plus intime. Il ne s’agit plus ici de motifs pour la décoration. Avec ses miroirs, Florence se révèle artiste en imaginant des pièces uniques, où l’on retrouve sa technique et sa créativité. Ces miroirs « pas bêtes » nous emmènent physiquement en voyage dans un décor, dans une histoire, dans un imaginaire nouveau. Ils nous transposent de l’autre côté du miroir. Au-delà du reflet qu’ils nous renvoient, ils sont aussi une exploration de la psyché, de nos interprétations personnelles de qui nous sommes.

 

À Paris, Florence Girette et Arthur Sire exposent leur travail dans leur atelier – 5 rue Richard Lenoir, dans le 11e – mais également dans le Grand Salon et le boudoir de l’hôtel Nolinski, ainsi qu’à la Brasserie Réjane, pour un voyage dans la douceur d’un gris-bleu feutré et la luminosité des touches dorées

PROJETS

< >

Photos – ©Franck Juery, ©Florence Girette

Top